La Nouvelle-Zélande exonère les nouveaux migrants d’impôt sur la plupart des revenus étrangers pendant 48 mois. Le mois 49 décide s’ils restent.
- Jusqu’à 48 mois d’exonération de l’impôt néo-zélandais sur la plupart des revenus de source étrangère, pour les personnes n’ayant pas été résidentes fiscales néo-zélandaises au cours des dix années précédentes.
- L’exonération est automatique, accessible une seule fois, et ne peut être renouvelée.
- Elle ne couvre pas les revenus d’emploi ni les revenus tirés de services rendus à l’étranger.
- Y recourir signifie renoncer aux prestations Working for Families et Best Start pendant toute la période.
- L’exonération est plus courte que la durée d’investissement Balanced et à peine plus longue que Growth, si bien que la falaise fiscale peut survenir alors que le capital est encore bloqué.
- Aucun impôt sur la fortune, aucun droit de succession, aucun impôt général sur les plus-values, mais la bright-line rule et les règles relatives aux fonds de placement étrangers sont bien réelles.
Qui est éligible, et pour combien de temps
Un migrant nouveau ou de retour qui n’a pas été résident fiscal néo-zélandais au cours des dix années précédentes peut prétendre à une exonération temporaire de l’impôt néo-zélandais sur la plupart des revenus de source étrangère. L’Inland Revenue l’accorde automatiquement ; aucune demande n’est nécessaire. Elle est accessible une seule fois dans une vie.
La période court jusqu’à quarante-huit mois, et prend fin à la première des deux échéances suivantes : quatre ans après la fin du mois au cours duquel vous dépassez pour la première fois 183 jours de présence sur une période de douze mois, ou quatre ans après l’établissement d’un lieu de résidence permanent en Nouvelle-Zélande.
Ce second déclencheur mérite attention. L’achat d’un logement peut établir un lieu de résidence permanent, ce qui peut faire démarrer le compteur plus tôt qu’un simple décompte de jours. Si vous envisagez d’utiliser la voie d’achat immobilier à 5 millions NZD, le calendrier de cet achat est autant une décision fiscale qu’une décision immobilière.
Ce qui est couvert, et ce qui ne l’est pas
Sont couverts : la plupart des revenus de source étrangère, y compris les intérêts, dividendes, revenus locatifs, redevances, pensions et certains gains perçus à l’étranger, ainsi que les revenus attribués en vertu des règles relatives aux sociétés étrangères contrôlées et aux fonds de placement étrangers.
Ne sont pas couverts : les revenus d’emploi et les revenus tirés de services rendus à l’étranger. Si vous continuez à percevoir un salaire ou à exercer une activité de conseil à l’international, ces revenus sont imposables en Nouvelle-Zélande dès le premier jour. C’est le malentendu le plus courant que nous rencontrons, et il modifie sensiblement les calculs pour toute personne encore en activité.
Il existe également un compromis rarement mentionné : recourir à l’exonération signifie renoncer aux crédits d’impôt Working for Families et aux paiements Best Start pendant toute la période. Pour la plupart des investisseurs de ce niveau, cela est négligeable ; pour une famille plus jeune, cela peut ne pas l’être.
La falaise de la cinquième année
Voici la partie que le secteur de la migration n’aborde pas, mais que la profession fiscale aborde, elle.
Lorsque l’exonération prend fin, vous devenez imposable en Nouvelle-Zélande sur vos revenus mondiaux, et votre portefeuille détenu à l’étranger tombe sous le coup des règles relatives aux fonds de placement étrangers (FIF). Dans le cadre du régime FIF, la Nouvelle-Zélande n’attend pas que vous vendiez. Elle attribue un rendement réputé sur les avoirs détenus à l’étranger et l’impose comme un revenu, que vous ayez ou non perçu quoi que ce soit. Un investisseur détenant un portefeuille d’actions internationales qui s’est apprécié peut se retrouver redevable d’un impôt néo-zélandais sur des plus-values jamais réalisées et des revenus jamais distribués.
Deloitte Nouvelle-Zélande observe elle-même que cela conduit de nombreux migrants fortunés à partir après quatre ans. Il ne s’agit pas d’une affirmation marketing de notre part : c’est ce que rapportent les conseillers fiscaux du pays sur le comportement qu’ils observent.
La Nouvelle-Zélande a entrepris de réformer ce point. Une méthode du compte de revenu a été promulguée en mars 2026 et, dans le Budget 2026, étendue au-delà des nouveaux migrants à l’ensemble des contribuables. L’orientation consiste à imposer les montants réalisés plutôt que les montants réputés, ce qui constitue une amélioration substantielle précisément pour cette catégorie de contribuables. Le détail compte plus que l’orientation générale, et il s’agit d’un domaine véritablement spécialisé : c’est précisément là qu’un conseiller fiscal néo-zélandais justifie ses honoraires, et aucun cabinet d’immigration, y compris le nôtre, ne devrait être votre référence quant à la méthode FIF adaptée à votre portefeuille.
Votre portefeuille détenu à l’étranger est-il de ceux sur lesquels les règles FIF frappent le plus fort ?
Cette question doit trouver réponse avant que vous ne deveniez résident fiscal, et non en cinquième année. Réservez une consultation privée et nous coordonnerons avec des conseillers fiscaux dans les deux juridictions avant tout engagement.
Le problème de calendrier que personne n’expose
Placez les deux horloges côte à côte, et un problème structurel apparaît.
- Growth : l’investissement est bloqué pendant trente-six mois. L’exonération court jusqu’à quarante-huit mois. Vous disposez d’environ une année de répit une fois le capital libéré.
- Balanced : l’investissement est bloqué pendant soixante mois. L’exonération court jusqu’à quarante-huit mois. La falaise fiscale survient alors que le capital est encore engagé.
Pour un candidat Balanced, il s’agit d’une contrainte de planification bien réelle : l’imposition mondiale débute environ un an avant la fin de l’obligation d’investissement, et les actifs susceptibles de financer une restructuration peuvent être précisément les moins liquides. C’est une raison supplémentaire pour laquelle le choix de la catégorie ne se résume pas à l’appétit pour le risque, un point que nous abordons dans Growth face à Balanced.
Ce que la Nouvelle-Zélande n’impose pas
Les avantages sont réels et méritent d’être énoncés clairement. La Nouvelle-Zélande n’applique aucun impôt sur la fortune, aucun droit de succession et aucun droit de mutation par décès, ni aucun impôt général sur les plus-values. Pour les familles dont la planification est dominée par une exposition successorale ailleurs, cette combinaison constitue un atout considérable.
Deux réserves s’imposent. La bright-line rule impose les plus-values sur les biens résidentiels revendus dans les deux ans suivant leur achat, pour tout bien vendu à compter du 1er juillet 2024, avec des exclusions pour la résidence principale, les locaux professionnels, les terres agricoles et les biens hérités. Et les règles FIF évoquées plus haut constituent, sur le fond économique, un impôt sur le capital détenu à l’étranger, même en l’absence d’un impôt formel sur les plus-values. L’impôt sur le revenu des personnes physiques est progressif, avec un taux marginal supérieur de 39 %.
L’autre face de la médaille est ce que cela coûte d’entrer et ce qu’il faut pour ressortir, ce que nous exposons dans notre guide sur le coût réel et la restitution du capital.
Les trusts
Un trust étranger dont le trustee réside en Nouvelle-Zélande (un New Zealand Foreign Trust) doit s’enregistrer auprès de l’Inland Revenue, déposer des déclarations annuelles, communiquer les informations relatives au constituant, aux bénéficiaires et aux personnes liées, et conserver ses registres en Nouvelle-Zélande. C’est cet enregistrement et cette conformité qui garantissent l’exonération de l’impôt néo-zélandais sur les revenus de source étrangère du trust. Le non-respect de ces obligations fait perdre l’exonération pour l’année concernée et peut entraîner une pénalité.
Il s’agit d’un régime bien établi plutôt qu’agressif, délibérément exigeant en matière de transparence. Il doit être structuré avec des conseils spécialisés avant que vous ne deveniez résident fiscal, et non après.
Une note pour les lecteurs germanophones
L’Allemagne est, en nombre de candidatures, le quatrième marché source de ce programme. Les départs depuis l’Allemagne posent un problème particulier que la littérature internationale ignore : la Wegzugsbesteuerung prévue à l’article 6 de l’AStG. Une participation d’un pour cent ou plus dans une société peut déclencher l’imposition immédiate des plus-values non réalisées au moment du départ, et comme la Nouvelle-Zélande n’est ni membre de l’UE ni de l’EEE, aucun report d’imposition n’est possible sans garantie.
Les quatre années d’exonération fiscale et l’exit tax allemande doivent être planifiées comme un ensemble unique, et non comme deux sujets distincts. Nous coordonnons ce point avec des conseillers fiscaux allemands plutôt que de nous prononcer nous-mêmes.
Vous envisagez un départ d’Allemagne ou d’une autre juridiction à exit tax ?
L’ordre des opérations détermine le résultat, et il se décide avant votre arrivée. Réservez une consultation privée et nous coordonnerons avec des conseillers fiscaux dans les deux juridictions avant tout engagement.
Le bilan, sans détour
La Nouvelle-Zélande offre une fenêtre véritablement généreuse, assortie d’une échéance véritablement abrupte. Bien utilisée (portefeuille restructuré avant la résidence, achat immobilier planifié délibérément et position FIF comprise à l’avance), c’est l’une des meilleures positions fiscales offertes à une famille internationalement mobile. Abordée sans préparation, elle produit le résultat que décrivent les conseillers néo-zélandais eux-mêmes : un séjour de quatre ans, puis un départ.
Lequel de ces deux scénarios vous obtiendrez se décide avant votre arrivée, et non en cinquième année. Consultez l’ensemble des conditions sur notre page du programme néo-zélandais, et notez que l’horloge fiscale et l’horloge de la citoyenneté suivent des calendriers entièrement différents.
Sources
Exonération de résident transitoire, résidence fiscale et bright-line rule : Inland Revenue. Conditions d’investissement et exigences du programme : Immigration New Zealand. Consulté le 18 septembre 2026. Comparez les positions fiscales entre programmes dans le Mirabello Investment Migration Index.
Cet article constitue une information générale et non un conseil fiscal. Il ne crée aucune relation de conseil entre les parties. Les positions fiscales dépendent de votre résidence, de votre domicile, de vos actifs et des règles de votre juridiction actuelle, et doivent être examinées avec des conseillers qualifiés dans les deux pays avant toute décision.
En résumé
L’exonération de quatre ans est le fait le plus cité à propos de la fiscalité néo-zélandaise, et le moins utile pris isolément. Ce qui décide si cette juridiction vous convient, c’est ce qui se passe lorsqu’elle prend fin : comment les règles relatives aux fonds de placement étrangers traitent votre portefeuille particulier, et si vous avez restructuré avant ou après être devenu résident fiscal.
Nous sommes un cabinet de conseil en immigration, non un cabinet fiscal, et nous ne prétendrons pas le contraire. Ce que nous ferons, c’est veiller à ce que la question fiscale soit posée aux bonnes personnes au bon moment, c’est-à-dire avant que vous n’engagiez votre capital. Réservez une consultation privée et nous coordonnerons ce point avec des conseillers dans les deux juridictions.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Combien de temps dure l’exonération fiscale néo-zélandaise pour les nouveaux migrants ?
Jusqu’à quarante-huit mois sur la plupart des revenus de source étrangère, pour les personnes n’ayant pas été résidentes fiscales néo-zélandaises au cours des dix années précédentes. Elle est automatique, accessible une seule fois dans une vie, et prend fin à la première des deux échéances suivantes : quatre ans après le mois où vous dépassez pour la première fois 183 jours de présence, ou quatre ans après l’établissement d’un lieu de résidence permanent.
Quels revenus ne sont pas couverts par l’exonération ?
Les revenus d’emploi et les revenus tirés de services rendus à l’étranger. Si vous continuez à percevoir un salaire ou à exercer une activité de conseil à l’international, ces revenus sont imposables en Nouvelle-Zélande dès le premier jour. Recourir à l’exonération signifie également renoncer aux paiements Working for Families et Best Start pendant toute la période.
Que se passe-t-il à la fin des quatre années ?
Vous devenez imposable en Nouvelle-Zélande sur vos revenus mondiaux, et vos avoirs détenus à l’étranger tombent sous le coup des règles relatives aux fonds de placement étrangers. Dans le cadre du régime FIF, la Nouvelle-Zélande attribue un rendement réputé sur les avoirs détenus à l’étranger et l’impose comme un revenu, que quelque chose ait été perçu ou réalisé ou non. Les conseillers fiscaux néo-zélandais rapportent eux-mêmes que cela conduit de nombreux migrants fortunés à partir après quatre ans.
L’achat d’un logement peut-il faire démarrer l’horloge fiscale plus tôt ?
Oui, cela est possible. L’exonération prend fin à la première de deux échéances, dont l’une est l’établissement d’un lieu de résidence permanent en Nouvelle-Zélande. L’achat d’un logement peut établir ce lieu de résidence, ce qui peut faire démarrer le compteur avant qu’un simple décompte de jours ne le ferait. Si vous envisagez d’utiliser la voie d’achat immobilier à 5 millions NZD, son calendrier est autant une décision fiscale qu’une décision immobilière.
La Nouvelle-Zélande applique-t-elle un impôt sur les plus-values ?
Pas d’impôt général. La principale exception est la bright-line rule, qui impose les plus-values sur les biens résidentiels revendus dans les deux ans suivant leur achat, pour tout bien vendu à compter du 1er juillet 2024, avec des exclusions pour la résidence principale, les locaux professionnels, les terres agricoles et les biens hérités. Les règles relatives aux fonds de placement étrangers constituent, sur le fond économique, un impôt sur le capital détenu à l’étranger, même en l’absence d’un impôt formel sur les plus-values.
La Nouvelle-Zélande applique-t-elle un impôt sur la fortune ou un droit de succession ?
Non. Il n’existe ni impôt sur la fortune, ni droit de succession, ni droit de mutation par décès. L’impôt sur le revenu des personnes physiques est progressif, avec un taux marginal supérieur de 39 %.
Comment l’horloge fiscale se compare-t-elle à la durée d’investissement ?
Avec Growth, l’investissement est bloqué pendant trente-six mois contre une exonération allant jusqu’à quarante-huit mois, laissant environ une année de répit. Avec Balanced, l’investissement est bloqué pendant soixante mois, si bien que la falaise fiscale survient environ un an avant que le capital ne soit libéré. Ce problème de calendrier est rarement mentionné et constitue une contrainte de planification bien réelle.
Quelles sont les règles applicables aux trusts étrangers ?
Un trust étranger dont le trustee réside en Nouvelle-Zélande doit s’enregistrer auprès de l’Inland Revenue, déposer des déclarations annuelles, communiquer les informations relatives au constituant, aux bénéficiaires et aux personnes liées, et conserver ses registres en Nouvelle-Zélande. La conformité garantit l’exonération de l’impôt néo-zélandais sur les revenus de source étrangère du trust ; le non-respect de ces obligations fait perdre l’exonération pour l’année concernée et peut entraîner une pénalité.
Je quitte l’Allemagne. Que dois-je savoir ?
L’imposition de sortie allemande prévue à l’article 6 de l’AStG peut déclencher l’imposition immédiate des plus-values non réalisées sur une participation d’un pour cent ou plus dans une société, et comme la Nouvelle-Zélande n’est ni membre de l’UE ni de l’EEE, aucun report d’imposition n’est possible sans garantie. L’exit tax allemande et l’exonération néo-zélandaise doivent être planifiées comme un ensemble unique. Nous coordonnons ce point avec des conseillers fiscaux allemands plutôt que de nous prononcer nous-mêmes sur cette question.
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